Chronologie anthropologique des perceptions de l’Au-delà

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L’Au-delà, une vie après la mort, la survivance de l’âme, un vrai sujet aux découvertes foudroyantes. L’Au-delà, je vous en ai déjà parlé dans un article (Cf : L’Au-delà) et il y’a tellement à dire. Un monde qui serait presque localisé par des cosmologistes dans une probabilité de méta-univers, des vortex qui seraient un passage pour revenir sur terre et des hommes qui depuis l’âge de pierre croient en la survivance de l’âme. Voilà ce qui m’a fait tomber dedans, voilà exactement ce qui m’a rendu accro, ce qui me dévore et fait que je veux faire de ma vie une quête à la recherche.

Oui, il y’a des témoignages depuis des siècles de personnes attestant avoir vécu des expériences paranormales, et cela a été la raison de mon engouement pour ce milieu. Puis, toute jeune, j’ai alors lu un jour cet article qui décryptait les peintures murales des hommes préhistoriques et attestait que déjà à l’époque l’homme a son état primaire, croyait en une vie après la mort. Ce jour-là je me suis assise, comme me prenant une vérité en pleine face, et il fallait que j’en sache plus, il fallait que dévore de l’anthropologie jusqu’à n’en plus pouvoir, alors j’ai lu, et lu encore, et c’était juste édifiant de constater à quel point les hommes, quelle que soit leur époque, leur culture, leur religion, leur position géographique, ont toujours cru, sans jamais se concerter, en une vie après la mort. Les rites funéraires le prouvent, l’anthropologie l’a prouvé, et là au-delà du fait que des milliers de gens dans le monde soient confrontés au paranormal. On se met alors à regarder le ciel et on se dit clairement que quelque chose nous dépasse.

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Si la science et le savoir sont essentielles dans mes recherches car elles permettent le plus souvent de démystifier, souvent aussi elles apportent aussi plus de confusions. Mes croyances depuis que je lis des revues cosmologiques, anthropologiques ou sociologiques ne font qu’accroître, ça me passionne, et là nous ne sommes plus sur des histoires de maisons hantées, nous parlons de l’humanité dans son intégralité et d’une croyance universelle.

La suite est presque métaphysique, j’ai commencé alors à me poser un milliard de questions sur l’existentialisme, mais surtout comment est-il possible que l’homme ait en lui cette croyance depuis la nuit des temps ? Comme si cela était aussi naturel que manger, boire ou dormir. Comme une empreinte qu’on nous aurait laissé, une marque du passé, quelque chose d’indélébile. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas sombrer dans la théologie, vous connaissez ma position, mais là pour moi c’est un peu de l’ufologie, on sait que ça existe, mais notre savoir n’est pas assez grand pour le comprendre et l’élucider.

Quand je vois l’homme moderne rire du paranormal, mettant en avant sa prétention incroyable à renier des milliards d’années et prétendre que rien de tout cela n’existe mettant au défi la science même, je me dis alors que ce pauvre homme a oublié ses fondamentaux et se noie tout doucement dans la quête de pouvoir, complètement aveuglé et assourdi par sa société de consommation. Il ne laisse même plus de place au doute, il ne s’informe pas et impose sa décision d’un coup de glas. Qu’est-ce qu’un homme qui ne croit plus ?

Mais là n’est pas le sujet même si cela m’attriste profondément, revenons-en à cette chronologie, repartons du début et explorons l’histoire de l’homme et son face à face avec la mort.

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L’homme est un animal pensant, mais d’ailleurs saviez-vous que certains animaux ont des rites funéraires ? Alors bien évidemment, aucun animal n’a cette notion d’inhumation, mais certaines espèces, telles que les grands singes et les éléphants reconnaissent la mort au point d’en être perturbés, ne parle-t-on pas d’ailleurs de cimetières des éléphants ? Les premiers hommes qui avaient alors encore un instinct animal, se sont différencier des animaux en prouvant leur capacité à reconnaître la mort jusque croire en la survivance de l’esprit. Ces primitifs qui n’avaient ni la parole, ni l’écriture, laisser leur vie reposer sur un principe de survie : chasser, se nourrir, survivre et se reproduire. Mais il a néanmoins commencé à peindre des fresques, pouvant se représenter lui-même et aussi cette croyance que la vie continuait après la mort de l’homme. Les premiers rites funéraires datent de cette époque, un congénère décédé était alors inhumé en position fœtale. D’autres tribus primitives à travers le temps et le monde ont reproduit les mêmes rites avec toujours cette même croyance, et ces tribus n’avaient aucun moyen de savoir que d’autres peuples pratiquaient de tels rituels. Alors si on en suit la théorie de Darwin, pourquoi l’homme qui a su se tenir sur deux jambes a développé une telle conscience ?

Le peuple le plus connu qui a fait part de telles croyances accessible à tous est le peuple Egyptien d’où découle une mythologie absolument passionnante. Chronologiquement nous nous plaçons 400 ans avant Jésus Christ. Les Egyptiens avaient une pleine conscience de la mort, ils en faisaient presque un face à face quotidien, ce qu’il leur permettait de vivre leur vie terrestre pleinement. Mais ils avaient surtout cette notion d’immortalité, et selon eux, la mort du corps ne symbolisait pas une fin mais simplement une étape. Tous leurs rituels, leurs croyances, leurs dieux, leur architecture s’inspirent de cette vie après la mort, certainement plus important que la vie elle-même. Le rituel d’embaumement absolument stupéfiant  des Egyptiens et qui fascine la thanatologie a mis en place la momification. Il était important de conserver le corps intact du défunt et des milliers d’années après, certaines momies sont incroyablement conservées. L’importance du mobilier funéraire a aussi toujours compté et ce depuis l’homme de Neandertal, les corps ont toujours été inhumé avec des objets ou des offrandes pour accompagner le passage dans l’Au-delà.

Les Egyptiens sont les premiers à avoir alors émis la présence de plusieurs âmes, ces mêmes croyances sont reprises par les Hindoues ainsi que certaines religions. Les Egyptiens voyaient alors deux âmes Ka et Ba, Ka signifiant « âme » et Ba « énergie ». De nos jours, les médiums évoquent la présence de trois corps au sein du corps physique : le corps éthérique qui disparaît au moment du décès, le corps astral qui se détache au moment du décès et le corps mental qui comprend les pensées et la mémoire.

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Dans l’Antiquité, que ce soit le Grecs ou les Romains, les hommes avaient pour coutume de pratiquer le « mystatai » l’initiation aux mystères, qui était un rituel violent qui basculait l’homme dans un état entre la vie et la mort afin qu’il ait une perception de l’Au-delà. L’homme revenait alors dans le monde des vivants, affirmant qu’il avait vécu la mort, témoignant certainement des premiers cas d’expériences de mort imminente et pouvait célébrer le passage de son rite initiatique.

L’Antiquité Grecque et/ou Romaine a aussi développé une impressionnante mythologie s’appuyant sur des croyances d’Au-delà, de dieux et d’enfer, l’ Hadès. L’homme qui n’avait pas accompli son rite initiatique au cours de sa vie était destiné à finir dans un royaume des morts relevant des pires cauchemars. L’extase était aussi un rituel instauré à cette époque, qui mettait les hommes en état de transe leur permettant ainsi de pouvoir rencontrer les plus grandes Déesses. Les initiés après cela n’avaient plus peur de la mort. La transe a été suivi dans de nombreuses cultures, entre autre la culture Africaine, qui a aussi ce rituel initiatique. La culture Africaine d’ailleurs voue un culte aux ancêtres, aux défunts, les rendant plus puissant que leur dieu, et les respectant. Ils ont une influence importante sur le monde des vivants.

Les peuples anciens, tels que les Mayas, les Incas et les Aztèques ont aussi prouvé leurs croyances en la survivance de l’âme. Tout comme la culture africaine, la domination de la présence des défunts dans le monde des vivants est présente. Des temples sont érigés, et les rituels et offrandes distribuées. Pour ces peuples pas de notion d’enfer, mais plutôt plusieurs mondes, plutôt imagés, un peu comme pourrait le faire un chrétien avec le paradis. Néanmoins, les Aztèques sont les premiers à faire référence en la réincarnation.

Les Germains, qui peuplaient la Germanie durant le millénaire avant Jésus Christ, étaient de véritable guerriers, si bien que selon leurs croyances, l’Au-delà, alors appelé Walhalla n’était réservé qu’aux guerriers morts au combat. Les personnes qui mourraient de mort naturelle, soit une mort indigne pour ce peuple, finissait dans le monde de Hel, soit une sorte de limbes. Le valeureux guerrier ou roi mort au combat était alors dignement inhumer, installé dans son caveau avec ses objets favoris ainsi que son chien préféré et sa femme … enterrée vive. Les Germains croyaient alors que certains défunts pouvaient revenir sous forme de spectre et venaient alors se présenter aux vivants dans l’apparence de sa mort. Pour évincer un spectre, il y’avait alors un rituel qui consistait à détacher la tête du corps du défunt et de la brûler.

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Les Celtes ont toujours eu une véritable croyance pour l’Au-delà. Mais plus encore, car pour eux ce monde était simplement indissociable de la vie, comme tous les opposés sur ce monde, le bien et le mal, la guerre et la paix, le bonheur et la tristesse, ici le monde des vivants et le monde des morts ne faisaient qu’un. La mort ayant même été surnommé « le milieu » symbolisant simplement un simple passage dans l’immortalité de l’âme. Les Celtes vivaient en véritable communion avec la mort, au même titre que les Druides et leurs rituels sacrés, ainsi que la culture mégalithique ou se consacraient ces rituels. Ils ont aussi évité la notion de « paradis » et la vision d’un autre monde, les Celtes disaient que les défunts étaient parmi eux, mais qu’un « voile » les séparait. Ils pouvaient alors se retrouver pendant le Samain (Halloween puisque je vous rappelle que la tradition vient de là). La croyance de l’Au-delà oublie la notion de temps, oublie les notions d’enfer, d’épreuves, il n’est question ici que de quiétude et d’apaisement.

Judaïsme et Christianisme donnent naissance aux religions que nous connaissons aujourd’hui, faisant référence à Dieu, Jésus, l’Enfer et le purgatoire. Au Moyen-âge apparaît la faucheuse, la première personnification de la mort, vue comme cruelle et sans pitié, qui sépare le corps de l’âme. L’Islam est souvent comparé aux croyances Celtes sur ses notions d’Au-delà, bien que les textes ne se ressemblent pas, tous deux font référence en un Au-delà serein et plein de quiétude.

Le Bouddhisme, l’Hindouisme et le Christianisme font alors référence en la mort de façon presque similaire, et ce par étapes. Après la mort, il y’aurait d’abord un état transitoire, une période sans notion de temps ou l’âme du défunt pourrait errer dans le monde des vivants. Elle aurait ensuite soit la possibilité de rejoindre son Dieu selon sa culture ou sa religion, soit de se réincarner.  Cette notion de choix revient alors très fréquemment et est intéressante. Une clairvoyante du XXème siècle a affirmé que suite à ses rencontres avec les esprits elle avait pu déterminer qu’après la mort, l’âme avait alors le choix de rester sur terre, de partir dans l’Au-delà ou de se réincarner. Cela me frappe alors puisque lors de mon interview avec Stéphanie Bingham, elle-même clairvoyante, cette dernière m’a alors fait part d’un aveu presque similaire (Cf : Stephanie Bingham, clairvoyante).

Allan Kardec, grand spirite, explique aussi dans ses livres que les esprits sont soumis à une notion d’évolution et d’élévation. Chaque esprit devrait alors avoir plusieurs vies, plusieurs corps physiques, plusieurs épreuves à surmonter pour s’élever et devenir un être supérieur.

Bien que la chronologie de notre monde semble prouver une croyance universelle qui porte à s’interroger sur les origines véritables de notre espèce, notre société moderne, et ce depuis le Moyen-âge, a voulu baser les croyances en y impliquant la science. Bien qu’il semble que la vision de l’Au-delà recule, au contraire elle semble ne jamais avoir été aussi présente. Des personnes, qu’elles soient scientifiques ou médiums peuvent consacrer des vies entières à sa recherche. Des milliers de livres sont écrit, des milliards de témoignages sont recensés, il n’est plus question ici de simple croyance mais d’un peuple qui veut savoir et qui veut comprendre. Mais il n’est plus question ici de ne se baser que sur des théories ou des croyances, ici il est question d’expérimenter.

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La controverse des Expériences de Mort Imminente en est un parfait exemple. Que ce soit le Dr Charbonnier ou le Dr Moody, tous deux se battent pour partager leur savoir en matière d’EMI et confronter cela à une survivance de l’âme. Tous deux ont écrit de nombreux livres et sont reconnus dans le milieu. Néanmoins, à ce jour, il y’a toujours débat, des recherches sont toujours actuellement effectuées sur le cerveau afin de déterminer si cela ne serait pas dû à une hypoxie du cerveau associée à l’endorphine et la sérotonine qui provoquerait après un choc brutal une sorte de « drogue » afin de tromper le mental sur sa condition physique. Le patient alors dans le coma aurait des visions idylliques et fantasmées qui lui sont propre. Pour l’instant aucune recherche n’a abouti, et malgré cela des centaines de patients disent alors rencontrer des âmes au cours de leur « voyage ».

Parapsychologie, médiums, spiritismes, scientifiques, cosmologistes, chasseurs de fantômes … Tant de domaines et de corps de métiers qui à notre époque étudient le paranormal pour tenter de le comprendre. Une chronologie de l’humanité avec de profondes croyances encrées. Des témoignages par milliers. Nous sommes peut-être à l’aube de découvertes étonnantes, notre savoir ne fait que s’agrandir, mais serons-nous encore là pour observer le résultat ? Notre âme est-elle immortelle ? Y’a-t-il une survivance après la mort ou est-ce que cela n’a été qu’en tout temps un instinct afin de tromper sa peur de la mort ?

Qu’en dites-vous ?

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